31.08.2011

Stage montagne ARP

stageARP.JPGLa Fédération Française du Milieu Montagnard (FFMM), dont le siège est à Lyon, a organisé un stage d'une semaine d'accompagnateur de randonnée pédestre fédéral. La formation s'est déroulée au centre d'accueil Les Isards, avec le bon accueil de Gilbert et Xavier Kerivel, doublé d'une intervention très appréciée de Jean-Pierre Kerivel sur le milieu montagnard local.

C'était la première fois que les organisateurs de la FFMM venaient en Capcir. La vastitude de la vallée d'altitude et le nombre de lacs les a fortement impressionnés. Au programme pour les huit stagiaires : formation théorique et pratique avec lecture de carte, orientation, notions de météorologie, sécurité en montagne, environnement, réglementation. Egalement recherche de balises autour et dans Formiguères, une marche de nuit et une randonnée à la journée aux Camporells.

« Il s'agit de montrer aux apprenants ce qu'il faut éviter en les mettant en situation pratique d'exercice », explique Michel Nawrocki, coordonnateur du stage. De son côté, le formateur Philippe Nicaud insiste sur l'expérimentation de terrain. « Les stagiaires apprennent à se repérer avec une boussole et un azimut, ils sont ainsi mis dans une situation dans un cas de non visibilité, ce qui peut se produire lors d'une marche de nuit ou de brouillard. Le but est d'arriver à un point précis. »

Les huit participants venaient de toute la France. Trois étaient débutants, en niveau I, les cinq autres ont obtenu leur brevet de niveau II. Ce diplôme fédéral permet d'accompagner bénévolement, dans le cadre d'une association par exemple, un groupe de randonneurs de montagne. Il n'autorise pas le détenteur du brevet à se faire rémunérer pour ce genre d'activité.

« En moyenne, nous accueillons une centaine de stagiaires par an, poursuit M. Nawrocki. Des gens viennent spontanément, d'autres viennent dans le cadre de la formation continue ou d'une validation des acquis et de l'expérience. Nous recevons, par exemple, beaucoup de stagiaires de la SNCF ou d'Airbus. Ces entreprises ont de gros comités d'entreprise (CE), et les stagiaires qui ont leur brevet peuvent ensuite accompagner des activités de randonnée proposées par les CE. »

La semaine de formation s'est achevée, pour la plupart des stagiaires, dans le regret de quitter si vite une région avec tant de potentiel de randonnée. Pour sa part, le coordonnateur du programme souhaite convaincre la FFMM de revenir au même endroit l'an prochain.

« Le retour des rois de Majorque » et de 5 !

1-medievale.jpg Il faisait chaud à Majorque ce mois de juin de l’An de grâce 1312. Trop chaud pour Sanche Ier, roi de Majorque depuis quelques mois seulement. Sanche avait épousé en juste noces, quelques dix ans  auparavant, la belle Marie d’Anjou, fille de Charles II, roi de Naples. Cette alliance avait scellé la paix entre la Maison de Barcelone et la Maison d’Anjou.

Aussi le  roi, de santé fragile, déjà âgé de 35 ans, pouvait s’absenter quelques semaines de son île et soigner son asthme dans un décor différent de son quotidien. Sur son vaste territoire, un écrin montagnard fut l’objet de son royal choix. Formiguères, perle du Capcir, dans son diadème de forêts et de montagnes accueille le couple qui apprécie les paysages, le climat et il faut bien le dire, la délicate chasse à l’isard au pied des majestueux Pérics. 

Formiguères devint ainsi, il y a sept siècles la « Capitale » du Capcir. Sanche Ier fut fidèle à ce rendez- vous, jusqu'à sa mort survenue en 1324.

En souvenir de ces temps anciens, il y a toujours une Place de « Formiguères » à Palma de Majorque. Et il y a toujours à Formiguères une belle commémoration de cet événement, une grande fête médiévale appelée «  Le retour des rois de Majorque ».

Cette année la manifestation prend une dimension élargie, pour son 5e anniversaire et débutera dès le samedi 3 septembre à 19 H 30, par un surprenant et magnifique spectacle de feu, suivi d’un repas cuit au feu de bois. A l’époque on appelait cette ripaille des « rôts ». De nos jours on dit « grillade » les temps, les mots changent, la ripaille reste. Aussi, retenez bien cette date et faites ce que vous pouvez pour assister à l’événement, les absents auront, comme toujours, tort. 

Qu’on se  le dise…. Adultes 10€ et enfant (-12ans) 5€

 

Les étoiles nous guideront jusqu’au lendemain où les rendez-vous seront nombreux, variés et médiévaux : je vous laisse seul juge, voici le programme :

 

9h30 : Ouverture

Ateliers de calligraphie, maquillages, jeux, mounaques, divinations (runes), soins moyen-âgeux, etc.

Exposition d’armes et Vie de Camps par l’Armée des Maures.

Marché médiéval, jeux anciens, danses et musiques médiévales.

 

11h00 : Défilé du roi

La garde équestre, la cour et les ménestrels.

Arts du Feu

 

13h : Menu Royal

Assortiment de charcutaille

Jambon de cochon rôti

Et poêlée de légumes.

Croustade Capcinoise

Vin rouge ou rosé

Adultes 15€ - Enfants (- de 12 ans) 12€

 

14h30 - 19h30 : Manœuvres militaires,

Jeux évènementiels, démonstrations d’artisanats,

Spectacles de rue, musique médiévale et

Danse de feu

 

Par autorisation spéciale des souverains contemporains, la route départementale 118 sera fermée aux carrosses de tout poil qui sévissent aujourd’hui et le repas de midi sera pris en commun, près de l’église Sainte Marie, au milieu de la rue.

Bien sûr, tous les spectacles sont visibles par tous sans bourse délier ! Toutefois Il est vivement conseillé de retenir sa place à table et son costume garanti d’époque et habilement confectionné par les dames de l’atelier couture ! Les écus et les deniers n’ayant plus cours, il vous en coûtera 15€ pour les grands et pour les moins de 12 ans.

 

Pour tout le reste la monnaie locale, le « Formi » aura cours pour sa part toute la journée. 

(1 Formi = 50 cts d’euro)

 

Pour fêter dignement cette cinquième édition, il a été fabriqué 250 exemplaires d’une magnifique chope en aluminium qui vous suivra dans toutes vos randonnées (à acheter sur place).

Pack famille : Repas + costumes pour 2 Adultes + 2 Enfants (-de 12ans) = 60€ 

(Enfant supplémentaire 10€)

Pour plus de renseignements n’hésitez pas à contacter l’Office de tourisme de Formiguères au

 04 68 04 47 35. 

Les aigles noirs

aigles-noirs.JPGComme deux aigles noirs prenant leur envol en souplesse, les deux guitaristes ont doucement joué le premier morceau de la « Cambridge Suite », de Nikita Koshkin, entraînant dans leur élan puissant des mélomanes ravis par cette musique d'inspiration slave. Prenant de l'altitude en virtuosité technique, les artistes ont invité leur public à voyager au-dessus de pays tels que la Russie, les Balkans, l'Argentine, Cuba et la France. En sortant de ce dernier concert à la chapelle de Villeneuve, une habitante de Montpellier sourit en déclarant que « c'était un moment très apaisant, rempli de sérénité musicale. » Deux découvertes ont illuminé cette balade étonnante : un « Souvenir de Russie », de Fernando Sor et une « Danse d'Avila » d'Ida Presti, qui était l'épouse et la partenaire d'Alexandre Lagoya.

Pourtant, le répertoire avait de quoi déconcerter tant du point de vue des harmonies entres les cordes que du point de vue des sonorités produites par les instruments. En effet, tantôt les notes s'appelaient pour se répondre ou s'échapper, puis se fondre dans un duo parfait. Ce fut le cas, par exemple, du troisième mouvement de la Macedonian Song, de Goran Ivanovic, au sujet duquel l'un des artistes a précisé qu'il est composé sur 11 temps, avec des mesures asymétriques. Tantôt les sons se paraient d'images de rencontres joyeuses ou tristes, de scènes de fêtes, parfois ils semblaient même provenir d'un autre instrument que la guitare.

Pascal Gozé et Nicolas Lupovici jouent ensemble depuis cinq ans. Leur complicité s'est exprimée par leurs regards appuyés de sourires, et leurs temps de respiration, parfaitement accordés, avant chaque paragraphe de musique. Ils ont joué des pièces originales, composées par des guitaristes pour des guitaristes. N. Lupovici a utilisé une guitare Contreras, avec une sonorité chaude et ronde, acquise directement auprès du luthier madrilène. P. Gozé a opté pour une guitare Alhambra, qui offre une palette sonore différente mais complémentaire de la Contreras, dans le cas de ce programme. Tous deux enseignent au Conservatoire à Rayonnement Régional de Perpignan et participent à de nombreux festivals.

Carnet de deuil

Denise Delcasso nous a quittés à l'âge de 93 ans, vaincue par l'âge. Née Vergès, à Fontrabiouse, en 1918, elle a grandi dans la « Casa d'al Magret » avec ses trois frères. Elle a fait des études à Prades pour se diriger vers une carrière en enseignement. Mais la guerre ayant mobilisé les hommes de la famille, elle dut interrompre ses études et revenir à la ferme familiale. En 1945, elle épouse Prosper Delcasso, originaire d'Espouilles, avec qui elle s'installera à Formiguères. Deux ans plus tard, ils ont un fils, Jean-Pierre. Dès qu'il a l'âge de rentrer au collège, Denise encourage son enfant à travailler avec assiduité et à poursuivre des études qui lui permettront d'échapper au dur labeur de la vie de paysan. Pour cette mère, travailleuse acharnée, c'est une rude contrainte financière et affective, qu'elle assume avec discrétion et force. Plus tard, sa famille s'agrandit avec deux petits enfants et, il y a quelques mois à peine, un arrière-petit-fils. Voici dix ans, Denise perdait son époux qu'elle avait accompagné pendant deux longues années de maladie. Elle était connue dans le Capcir pour son endurance au travail, pour son honnêteté, son engagement à la parole donnée et son amour du chant. Sa voix a résonné longtemps dans l'église lors des messes.

22.08.2011

La pomme de terre nouvelle est arrivée

pdt-nouvelle.JPGC'est le deuxième été que les visiteurs des marchés de Formiguères et des Angles peuvent acheter de la pomme de terre nouvelle du Capcir en vente directe. Raymond Vilalta, agriculteur de Formiguères, propriétaire de la Ferme Da Dabant, a souhaité proposer aux vacanciers et habitants de la région un produit du terroir dès la mi-août. « Autrefois, les anciens cueillaient quelques pommes de terre dès le mois d'août pour leur propre consommation, dit-il. Je fais partie des producteurs qui ont rejoint la charte de qualité du Parc Naturel régional des Pyrénées catalanes et, l'an dernier, avec un technicien, j'ai participé à une journée de travail sur la pomme de terre. J'ai fait des prélèvements, puis j'ai fait goûter à mes voisins, et le résultat était excellent.. »

En Capcir, la pomme de terre est plantée en général à la mi-mai. Trois mois après sa mise en terre, le tubercule est récolté avant sa pleine maturité, ce qui donne un légume riche en eau, en vitamines (notamment la vitamine C) et en minéraux, dont du magnésium, nécessaire au système nerveux et musculaire, et du fer, qui manquent souvent à notre alimentation. Enfin, la pomme de terre est une bonne source de protéines ainsi que de fibres, ces dernières contribuent au bon fonctionnement du transit intestinal. La peau, très fine et fragile, n'a pas besoin d'être épluchée. Cette pomme de terre, aussi fragile qu'un fruit, se conserve au frais et dans le noir.

Quant à la pomme de terre de conservation, elle est cueillie à pleine maturité, la récolte se faisant souvent fin septembre dans la vallée. 

Aujourd'hui, une tradition qui demeurait dans les chaumières commence à se généraliser sur les marchés et chez quelques commerçants. Le succès de cette pomme de terre goûteuse se confirme depuis deux saisons. M. Vilalta organisera, en 2012, une journée d'activités et de rencontres autour de la pomme de terre à Formiguères. 

Préparation publique des Médiévales

Evènement à Formiguères : on murmure autour d’un probable « Retour des Rois de Majorque ». pour la 5e année consécutive. Cette grande fête du village connaît un succès grandissant et sa renommée s’étend au-delà des frontières du royaume trans-pyrénéen.

La grande  qualité des représentations, animations et il faut bien le dire, du repas médiéval du dimanche, ne sont pas étrangers à la réputation de l’événement et le public répond toujours présent.

Aussi, pour préparer dignement la royale visite, la chancellerie fait appel à toutes les bonnes volontés.

Tout ceci n’est pas possible sans la présence de bénévole désireux de s’investir dans l’organisation de cette journée (personnes pour les jeux, les stands, le service, etc…)

Encore cette année nous avons besoin d’un maximum de personnes  pour nous aider a tendre les bannières de Formiguères aux couleurs de la bonne humeur, de la convivialité et de la joie.

Nous comptons sur tous les Formiguerois, Capcinois, vacanciers, pour faire vibrer cette 5è édition.

Vous voulez participer ? 

Rien de plus simple, venez à la réunion de préparation qui se tiendra le vendredi 19 août 2011 à la salle du Casteil à 20H, ou contactez la Chambellan chargée de la Planification Royale, Cécile Martou au 04 68 04 37 58. 

Merci d’avance. 

18.08.2011

Suzanne prend l'air

Allo-la-terre.jpgSuzanne Pacouil est née le 25 octobre 1921 à Quérigut. Arrivée en Capcir dans sa jeunesse, elle a épousé Marcel Pacouil, menuisier, avec lequel elle a mené une vie de labeur incessant. Le 13 août dernier, elle a décidé de fêter dignement ses 90 ans très proches en s'envolant dans le ciel du Capcir, pour voir ces montagnes qu'elle a parcourues durant tant d'années. C’est sans aucune appréhension, et surtout sans aide, qu’elle a pris place, pour son baptême de l’air, dans un petit avion de l’aérodrome de la Quillanne, piloté par Patrick, un « fils » de Formiguères.

Le casque bien en place sur les oreilles, elle a commenté son périple en reconnaissant au premier coup d'oeil des paysages aperçus depuis un ciel pur azuré : les Camporells, les Perics, la Porteille d’Orlu, le Carlit, le lac des Bouillouses…L’atterrissage s’est fait sous des applaudissements et des photos faits par des voisins et amis.

Son premier commentaire : « C’est joli, mais c’est mieux d’aller à l’étang du Diable à pied comme à l’époque! » 

Bel exemple de santé et de jeunesse que nous a offert notre Suzanne en ce mois d’août !

14.08.2011

Trois rappels pour le trio baroque

baroque-capcir.JPGLe concert de Musique baroque en Capcir à la chapelle de Villeneuve s'est terminé par trois rappels, demandés par un public enthousiasmé par le charme et la virtuosité de ce trio peu commun. « Nous sommes amies depuis longtemps, explique en souriant la soprano, Michèle Mastrani. Notre complicité est un atout important en musique de chambre, car on s'écoute, on se regarde, on respire ensemble, on sait qu'on peut compter les unes sur les autres. »

Carole Parer, claveciniste, souligne que la musique baroque de la soirée est très expressive. « Nous interprétons des textes forts, dit-elle, et même la musique instrumentale contient de la vocalité. » De son côté, la violoniste Amandine solano-Parer ajoute qu'elles joueront sur des copies d'instruments anciens. Le public apprendra plus tard que la différence de température entre Perpignan (29°C) et le Capcir couvert de brouillard (12°C) oblige la violoniste a accorder plusieurs fois son instrument, équipé de cordes en boyau.

Le répertoire a été spécialement choisi pour accompagner à la fois le cadre cultuel et le cadre naturel. « Nous jouerons deux sonates du Rosaire, précise Mme Parer, car on a pensé que cette musique fait un lien avec l'activité de la chapelle. Le public découvrira un compositeur réputé auprès des spécialistes, car la musique de Biber, du XVIIe siècle, a une forme un peu spéciale. Tout s'enchaîne, il n'y a pas d'arrêt. Les rythmes et les sonorités sont variés, ce sont des sonates descriptives et d'un seul souffle . »

Après un duo clavecin-violon consacré aux sonates « L'annonciation » et la « Cucifixion » de Biver, Mme Mastrani a introduit la pièce de Purcell en exprimant malicieusement le contenu de l'œuvre anglaise. « En résumé, Purcell nous dit que la musique nous fait oublier tous nos soucis. » Puis le trio a enchaîné avec des pièces de Haendel, consacrées au thème de la nature, de sa beauté et de son pouvoir d'apaisement sur l'âme humaine. Le concert s'est achevé dans des notes toniques des compositeurs italiens Veracini et Vivaldi.

Michelle Mastrani est issue de l'Opéra Bastille. Carole Parer a mené ses premières études de clavecin au Conservatoire National de Lyon. Amandine solano-Parer a débuté en violon à l'âge de six ans et vient d'être admise à la Haute Ecole de Musique de Genève.

07.08.2011

Madrigal et autres chants vénitiens

monteverdi.JPGC'est un concert digne de la cour des Princes de Venise du XVIe siècle qui a été donné dans la chapelle de Villeneuve par l'ensemble vocal Giovanni Gabrieli et le Denès Consort. Le répertoire, d'une élégance vénitienne de la Renaissance, était en majeure partie consacré à Monteverdi, considéré par les musicologues comme le créateur de la musique moderne.

Chants profanes et religieux, madrigaux et louanges ont été interprétés sous la direction de Claude Pétillot. Comme l'explique le chef de chœur, « la musique de Monteverdi est délicate car elle demande beaucoup de concentration. En effet, elle comporte des interventions décalées, avec des entrées successives, qui apparaissent dans des endroits inattendus. »

D'autre part, l'acoustique surprenante de la chapelle les a quelque peu déconcertés lors de leur répétition matinale. « Elle était très sèche, explique M. Pétillot. Dans ce cas, la note s'arrête tout de suite, or il est important de s'entendre les uns, les autres. Mais, ce soir, avec la présence du public, on sent qu'elle est moins sèche. »

Placés en arrière-plan, les 11 choristes chantaient dans les quatre pupitres que sont les voix soprano, alto, ténor, basse. Les cinq musiciens utilisaient principalement des instruments à cordes tels que le violon, le ténor de viole (viole de gambe), la basse de viole et un théorbe, instrument rare et précieux, inventé en Italie à la fin du XVIe siècle. Un orgue portatif apportait une voix distincte.

L'ensemble vocal a été créé en 1981 dans la région parisienne. Son répertoire est riche de pièces polyphoniques et religieuses du Moyen-Age et de la Renaissance, ainsi que de pièces européennes baroques et classiques jusqu'aux chœurs de chambre romantiques. En 2004, il a établi une association de concert avec le Denès Consort de violes. 

C'est le deuxième été que ces artistes se produisent à Formiguères et à Quérigut, lieu dans lequel ils se retrouvent pour des stages intensifs.

05.08.2011

Vers le championnat de France de cheval de trait

gras-attelage.JPGDepuis une semaine, le village résonne d'un pataclop qui signale le passage de chevaux. Et pas n'importe quels chevaux ! Il s'agit de quatre cobs normands, classés champions du tout récent concours d'attelage de Tupin-Semons en catégorie de chevaux de sang. Leur meneur, Philippe Gras, vient s'entraîner ici, en altitude, pour se préparer au grand championnat de France qui aura lieu à Lisieux, en octobre 2011.

M. Gras, connaît bien le Capcir, d'abord en tant que vacancier puis, lors des épreuves du concours d'attelage qui se tenait à Formiguères puis aux Angles ces dernières années, en tant que concurrent fidèle pendant 10 ans. Il possède cinq cobs normands, âgés de trois à 11 ans. « Quand j'étais petit, on m'a offert un livre sur les races de chevaux, celui qui m'a plu c'était le cob normand bai », dit-il en faisant une pause durant un entraînement.

Au Haras Da Daban, dont le propriétaire Raymond Vilalta organisait le concours d'attelage local, il dispose d'une carrière de 100 m par 40 m, d'un rond pour travailler un cheval à la longe et de boxes pour loger les cobs. Chaque jour, il entraîne ses chevaux en paire, aidé par son co-équipier Jean-Pierre Piffari. « Un cheval est un animal d'habitudes, explique-t-il. Le fait de les amener ici, de les changer d'environnement est très stimulant pour eux. » M. Gras apprécie également les chemins souples et de bonne qualité, accessibles depuis le village.

Les concours d'attelage comprennent trois types d'épreuves : le dressage, avec des figures imposées dans un parcours dessiné par un chef de piste ; le marathon, parcours sportif avec des obstacles ; la maniabilité, où l'attelage doit passer entre des « portes » sans faire tomber une seule des balles qui signalent ces portes. M. Gras entraîne ses chevaux en dressage et maniabilité.

Une fois que le travail en carrière est effectué, il part en randonnée dans la forêt de la Matte ou vers le Soula.

Le Capcir a une belle relation avec le cheval depuis plusieurs générations. Les agriculteurs hébergeaient les chevaux des armées lors du passage ou du stationnement des troupes. Le village possédait un centre de saillie, situé à l'entrée de la commune par la route de Puyvalador. Chaque année au mois d'août avait lieu, sur la place, la « remonte », c'est-à-dire un concours de modèle et d'allure des plus belles juments des agriculteurs locaux, jugées par les haras nationaux et achetées par l'armée française.

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