09.02.2012
Dernière battue de la saison
FONTRABIOUSE
C'était leur dernière battue de la saison d'hiver. Le choix du gibier s'est porté sur le chevreuil, abondant dans cette zone qui englobe la rivière du Galbe en son centre. Après une distribution des consignes, bracelets et postes, la battue s'est effectuée dans une discipline rythmée à la trompe de chasse. Le piqueur, avec trois chiens, a longuement marché pour rabattre des chevreuils vers les postés, explorant des coins qu'il connaît pour receler des gîtes et des remises où les bêtes viennent souvent. En fin de matinée, un daguet dont le velours commençait à apparaître, a été tiré d'un coup franc et propre. La bête a ensuite été dépecée sur place, vidée et la viande divisée en parts.
Fontrabiouse héberge une association communale de chasseurs qui compte 32 d'adhérents. La majorité sont propriétaires dans la commune, 10 % d'entre eux sont des permissionnaires. « Nous sommes tenus d'accorder ce pourcentage de permissions à des personnes qui n'ont pas de propriété ici, explique le président, Jean-Christian Caillabet. On chasse uniquement le dimanche matin, en battue, pour le cerf, la biche, le chevreuil et le sanglier. On a aussi un mode de chasse à l'approche, pour l'isard, le mercredi et le samedi. Nous faisons tourner à tour de rôle des équipes de trois, et nous avons un calendrier pour les jours de chasse. »
La gestion des plans de chasse, en fonction de la superficie et du comptage des animaux, révèle un souci de préserver la ressource en gibier. « On a un plan de chasse communal et un plan de chasse domanial, poursuit M. Caillabet. Nous travaillons en collaboration avec l'ONF et la fédération des chasseurs pour élaborer les plans. » Mais, pour cette dernière battue, ce sont les chasseurs eux-mêmes qui, d'une seule voix, ont décidé de chasser uniquement le chevreuil mâle, laissant de côté des biches qui actuellement sont gravides et mettront bas dans peu de mois.
L'association a également développé un partenariat avec la commune de Fontrabiouse pour avoir une « Maison de la chasse ». Il y a quatre ans, la mairie a proposé de réhabiliter une trémie de l'ancienne carrière d'onyx. Ce cube de béton, dans lequel étaient déversées des roches concassées, a été rénové en un local fonctionnel et accueillant. Dans la mise en œuvre des travaux, les chasseurs ont fait preuve de cohésion et d'entraide, car ils ont rassemblé toutes leurs compétences dans les différents corps de métier de la construction pour faire eux-mêmes tous les travaux à frais réduits au maximum en fonction de leurs ressources financières.
Aujourd'hui, le local leur permet de se retrouver autour d'un bon repas dominical et de traiter le gibier dans une pièce spécialement aménagée pour cela.
11:51 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chasse, fontrabiouse, chevreuil
Des Côtes d'Armor à la neige catalane
En arrivant ce matin, le thermomètre affiche un - 17°C glacial, ce qui n'empêche pas les plus hardis de glisser sur la première bosse venue. Préparés dès le début de leur semaine de classe de neige à des chutes de température, les enfants de Lamballe, en école primaire du CE 1 au CM 2, avaient plusieurs couches de protection quasi polaire.
Parés pour leur dernier jour qui leur garantira un ressenti au froid d'environ -25°C, ils vont découvrir le télésiège et faire leurs premières grandes descentes. Puis ce sera le grand voyage de retour vers la Bretagne, après 17 heures d'autobus ils arriveront à bon port.
Les enseignants et accompagnateurs sont satisfaits de leur choix. « C'est une station familiale, très conviviale, c'est parfait pour des groupes comme nous », témoigne l'une d'entre eux, en précisant que les enfants découvrent le ski, encadrés par des moniteurs de l'ESF. « Nous sommes très contents de notre séjour, on découvre, et on pense que l'expérience est à refaire », souligne Stéphane Gueguen, en charge de l'organisation de cette classe de neige.
Pour Jean-Pierre Kerivel, moniteur, les Bretons font preuve de fidélité et de passion pour le ski en Capcir. « Nous accueillons des groupes qui reviennent régulièrement, j'en connais certains qui viennent ici depuis 17 ans », précise-t-il.
11:48 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01.02.2012
La fête du ski rétro
Le groupe montpelliérain « les Bimbés » organise Formiwars III pour la troisième année consécutive. Entrée et inscriptions gratuites dès l'ouverture de la station à 9 h 00. Les participants doivent porter une combinaison fluo et s'inscrire dans l'une des quatre catégories suivantes : enfants (à partir de 7 ans), filles, femmes, hommes.
Au programme, le “Old School Day” rythmera cette journée. En 2011, une cinquantaine de riders en combinaisons fluo et
snowboards de légende dévalaient les pistes et se prêtaient au jeu. Cette année, le temps fort sera le Burton Legend Snowboard Contest organisé sur le snowpark. De nombreux lots Burton, Anon, Red seront à gagner sur cette compétition atypique où le but pour séduire le jury est de faire des figures des années 80 , et d’être le plus fluo. Qui dit tenue, dit aussi technique de ride de l’époque !
Le jury prendra en compte :
- L’ originalité et l’audace au travers un défilé / stretching des inscrits en tenue d’époque en guise d’échauffement.
- Puis pour passer au choses sérieuses, place à la compétition, où chacun devra tourner la grande roue pour découvrir le tricks “vintage” à effectuer ou bien découvrir son cadeau immédiatement...
La journée se terminera sur la piste de danse du Baroque pour la soirée “Old school Fluo Party” avec le Bimbé Recordz.
14:54 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : formiwars
05.01.2012
Rando d'hiver aux Camporells
Avec une météo consolidée sur du beau temps, un soleil radieux, une température fiable et peu venteuse, une neige poudreuse au début puis glacée sur les sommets, le site des Camporells devient un objectif de balade d'hiver fantastique.
Les amateurs ont le choix de partir en ski de rando ou en raquettes dès le bas de la station. Le dénivelé total, entre ce lieu de départ et le haut des Camporells, est d'environ 600 m. Une bonne condition physique est nécessaire pour ce genre d'aventure.
Pour ceux qui souhaitent gagner un peu de temps sur une matinée, il est possible d'utiliser le télésiège. Le billet de 5 euros par personne s'achète aux caisses ouvertes à partir de 8 h 45 et la montée se fait entre 8 h 45 et 9 h 00 pour la clientèle classée « piéton », c'est-à-dire les raquettistes. Seul le point d'arrivée du premier télésiège est aménagé pour permettre la descente à pied.
A partir de là commence l'effort d'une montée entre forêt de pins à crochet enneigés, entourés des traces d'animaux nombreux à vivre à cette altitude. Le soleil illumine la neige bleutée qui, au fur et à mesure de la progression, devient de plus en plus dure. Le confort des raquettes se révèle un atout précieux pour cheminer en toute sérénité.
Bien qu'il n'y ait pas de balisage d'hiver pour monter vers les sommets et redescendre vers les lacs gelés, la piste des Camporells est facile à suivre avec les traces des skieurs et raquettistes précédents. Le site est très fréquenté, ainsi qu'en témoigne le gardien du refuge des Camporells, qui prépare en ce moment le réveillon du Nouvel An, pour des amoureux de la montagne qui ont réservé leurs places. Alors qu'il monte quotidiennement du ravitaillement, le gardien voit défiler pas mal de monde autour du bâtiment, placé à un endroit stratégique de croisement de pistes pour rejoindre les Pérics, puis le pic de Camporells, poursuivre vers le pic de l'Homme Mort pour atteindre le pic de Mortiers, se diriger vers la Portella d'Orlu. D'autres itinéraires de ski de rando ou de raquette peuvent être réalisés vers les Bouillouses ou les Angles, en passant par l'étang de la Balmette.
Quel que soit le but des randonneurs, la beauté des sommets est la première de leur récompense, après une ascension qui exige de l'endurance. Lorsqu'on arrive, par la Serre de Maury, sur le plateau dénudé qui surplombe Camporells, lorsque le regard est décuplé par la présence sublime des pics scintillants qui s'enchaînent les uns après les autres, alors une halte de contemplation et de prise de photo s'impose d'elle-même.
Puis les skieurs font crisser la neige en descendant vers les lacs, les raquettistes poursuivent leur marche lente vers le refuge. Ceux qui n'ont pas toute la journée à leur disposition choisissent de grignoter un repas léger puis de faire demi-tour.
La descente en raquettes est assez ardue à cause de certains dénivelés accentués par endroits. On peut, à nouveau, circuler dans la forêt ou suivre les pistes de ski de piste.
Le retour dans une station très animée offre un contraste saisissant avec l'immensité apaisante du haut de la Serre de Maury. Au final, entre les muscles un peu endoloris et les joues enflammées par la chaleur du soleil, un sourire de satisfaction secrète illumine le cœur du randonneur amateur, qui a eu le sentiment, l'espace de quelques heures, de gagner un défi sportif intense et unique.
tél du refuge : 06 82 12 99 22, ouvert sur réservation du 1er janvier au 30 avril. 19 places; Demi-pension avec petit déjeuner et repas du soir à 35 euros par jour. Repas du midi sur commande.
tél du poste de secours pour vérifier l'enneigement et la météo : 04 68 30 43 77, contact Viviane
16:08 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : camporells, raquette, ski randonnée
05.08.2011
Vers le championnat de France de cheval de trait
Depuis une semaine, le village résonne d'un pataclop qui signale le passage de chevaux. Et pas n'importe quels chevaux ! Il s'agit de quatre cobs normands, classés champions du tout récent concours d'attelage de Tupin-Semons en catégorie de chevaux de sang. Leur meneur, Philippe Gras, vient s'entraîner ici, en altitude, pour se préparer au grand championnat de France qui aura lieu à Lisieux, en octobre 2011.
M. Gras, connaît bien le Capcir, d'abord en tant que vacancier puis, lors des épreuves du concours d'attelage qui se tenait à Formiguères puis aux Angles ces dernières années, en tant que concurrent fidèle pendant 10 ans. Il possède cinq cobs normands, âgés de trois à 11 ans. « Quand j'étais petit, on m'a offert un livre sur les races de chevaux, celui qui m'a plu c'était le cob normand bai », dit-il en faisant une pause durant un entraînement.
Au Haras Da Daban, dont le propriétaire Raymond Vilalta organisait le concours d'attelage local, il dispose d'une carrière de 100 m par 40 m, d'un rond pour travailler un cheval à la longe et de boxes pour loger les cobs. Chaque jour, il entraîne ses chevaux en paire, aidé par son co-équipier Jean-Pierre Piffari. « Un cheval est un animal d'habitudes, explique-t-il. Le fait de les amener ici, de les changer d'environnement est très stimulant pour eux. » M. Gras apprécie également les chemins souples et de bonne qualité, accessibles depuis le village.
Les concours d'attelage comprennent trois types d'épreuves : le dressage, avec des figures imposées dans un parcours dessiné par un chef de piste ; le marathon, parcours sportif avec des obstacles ; la maniabilité, où l'attelage doit passer entre des « portes » sans faire tomber une seule des balles qui signalent ces portes. M. Gras entraîne ses chevaux en dressage et maniabilité.
Une fois que le travail en carrière est effectué, il part en randonnée dans la forêt de la Matte ou vers le Soula.
Le Capcir a une belle relation avec le cheval depuis plusieurs générations. Les agriculteurs hébergeaient les chevaux des armées lors du passage ou du stationnement des troupes. Le village possédait un centre de saillie, situé à l'entrée de la commune par la route de Puyvalador. Chaque année au mois d'août avait lieu, sur la place, la « remonte », c'est-à-dire un concours de modèle et d'allure des plus belles juments des agriculteurs locaux, jugées par les haras nationaux et achetées par l'armée française.
14:21 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : attelage
